14 juin 2012 - Le président et chef de la direction du Conseil des arts du Canada, Robert Sirman, a fait part à des représentants du secteur de la diffusion de la vision du Conseil pour les prochaines années pendant lesquelles son budget sera maintenu par le gouvernement fédéral.
M. Sirman a signifié aux participants de la réunion nationale des réseaux que nous entrons dans une nouvelle ère: l'économie fait du sur place, notre population vieillit et se diversifie, le secteur des arts ne cesse de croître et le financement public des arts n'augmente pas. Cela génère des tensions qui atteignent aujourd'hui un niveau critique. « Nous croyons que le modèle avec lequel nous avons opéré pendant 55 ans au Conseil des arts du Canada – et ailleurs en Amérique du Nord – touche aujourd'hui à sa fin » a déclaré M. Sirman.
Le Conseil des arts du Canada entend prendre les mesures nécessaires pour faire face à ces changements et il a déjà entrepris un examen de ses subventions de fonctionnement. Le système actuel repose sur la présomption que l'objectif de la relation entre l'organisme artistique et son bailleur de fonds est le passage au financement de fonctionnement, lequel devant dans cette logique assurer une pérennité du financement. La corollaire de ceci est que le nombre d'organisme bénéficiaire de subvention de fonctionnement ne cesse de croître, au point que ces dernières représentent aujourd'hui 60% de toutes les subventions accordées par le Conseil des arts du Canada. À la suite d'un exercice de révision mené par l'ensemble de son personnel depuis l'automne dernier, le Conseil en est arrivé à la conclusion que cette façon de faire ne pouvait ni durer ni apporter une équité pour les groupes émergents. Les attentes et les résultats du Conseil devront désormais être communiqués avec plus de clarté tant au sein du secteur, qu'auprès du grand public.
Le Conseil des arts du Canada entreprendra aussi un examen du programme de Brigades volantes. Bien que les objectifs du programme demeurent pertinents, sa mise oeuvre soulève de sérieuses question. L'annonce de la suspension du concours de la Brigade volante d’octobre 2012 signifiait que le Conseil des arts mettait fin à une certain façon de faire. « La transition dont nous avons besoin doit signaler une discontinuité avec les pratiques du passé, une rupture – une dimension critique de l'innovation » précisait M. Sirman.
La dernière dimension de changement soulevée par M. Sirman relevait du développement des marchés. Le Conseil des arts Canada a entendu l'appel lancé par la communauté artistique en faveur d'une mise en valeur des oeuvres artistiques par la tournée et le commerce, au Canada et à l'étranger. Le Conseil entends donc mettre en lumière l'importance pour les artistes et les organismes de prospecter de nouveaux marchés et de mettre leurs oeuvres en relation avec le monde entier. Cela impliquera des investissement accrus dans ces activités.
M. Sirman a relié l'ensemble de ces changements au thème du plan d'entreprise 2011-2016 : Resserrer les liens. Il a signifié un abandon de l'approche transactionnelle un-à-un au profit d'approches basées sur le partage, les collaborations et les réseaux.
Enfin, M. Sirman a fait allusion à l'évolution des termes clés entourant la représentation : de la défense d'intérêts à l'intérêt public; des besoins des artistes aux besoin des Canadiens.
Ces différents changements ont été reçus très favorablement par les participants à la réunion nationale des réseaux. En effet ceux-ci concordent avec des valeurs importantes pour le milieu de la diffusion : la collaboration et le bienfait public.
Actualités récentes
Stephen McHolm, président et directeur artistique de Honens, reçoit le prix Rozsa
L'importance de la diffusion mise en évidence dans le rapport intérimaire des constatations
