Le manque de temps, ennemi numéro un de la culture

17 novembre 2015 – Un article paru dans Le Devoir rapportait que « en 1992, 45,5 % de la population [du Québec] pratiquait au moins une activité culturelle par jour, une proportion passée à 33,5 % en 2010. »

Graphique sur l'indice de l'emploi du temps, tiré de l'Indice canadien du mieux-être.
Trends in Time Use, Community Index of Wellbeing and GDP (per capita) from 1994 to 2010

Ainsi, alors que des enquêtes nationales indiquent que le nombre de personnes participant à au moins une activité par année est en hausse, le nombre d'heures consacrées à la participation culturelle serait, lui, en baisse. Sans surprise, l'emploi du temps s'avère aussi l'un des domaines de l'Indice canadien du mieux-être ayant le plus stagné depuis 1994. De même, un rapport de la National Endowment for the Arts publié en janvier a constaté que « près d'un non-participant intéressé sur trois – c'est-à-dire les adultes qui exprime le désir d'assister à des expositions ou des spectacles, mais qui n'ont au bout du compte assisté ni à l'un, ni à l'autre pendant la dernière année – ont rapporté que le manque de temps était le plus important facteur dans leur décision. »

Le secteur des arts devrait-il alors ajuster le tir? Plutôt que d'offrir des billets à prix réduit, devrions-nous nous attaquer à l'étalement urbain, au transport en commun et aux autres facteurs qui affectent le temps consacré au déplacement pendulaire entre la maison et le travail?

 

 

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